
Quand j’ai ouvert la boîte du rabbit Nina, la première impression a été immédiate : il est beau. Des courbes sensuelles et sobres, une finition douce au toucher, rien de superflu. On est loin des designs criards ou trop chargés qu’on voit parfois dans l’univers des rabbits.
C’est discret, élégant, et ça donnait envie de le tester. Spoiler : le contenu est à la hauteur de la forme — avec quelques nuances selon votre profil.
Le Nina en bref : qu’est-ce que c’est ?
Le Nina est un vibromasseur rabbit — c’est-à-dire un jouet à double stimulation qui combine une tige vaginale pour le point G et un ergot clitoridien pour la stimulation externe simultanée. C’est le type de jouet qui a révolutionné le plaisir féminin et qui reste aujourd’hui l’un des plus populaires du marché. Le Nina en propose une version moderne, épurée et particulièrement bien pensée pour les utilisatrices qui découvrent les rabbits.
- Matière : silicone médical moulé d’un seul bloc, sans jointure, sans odeur
- Moteurs : 2 moteurs indépendants — un en tête de tige (point G) et un dans l’ergot clitoridien
- Modes : 2 vitesses continues + 8 modes par intermittences
- Recharge : USB — 80 minutes de charge pour 60 minutes de jeu
- Commandes : 1 seul bouton
- Étanchéité : 100% waterproof — utilisable sous la douche
- Niveau sonore : extrêmement silencieux
- Stimulateur clitoridien : ergot unique (stimulation ciblée)
Premier contact : un silicone vraiment différent
Le silicone du rabbit Nina mérite qu’on s’y attarde, parce qu’il illustre parfaitement ce qui sépare un jouet de qualité d’un jouet bas de gamme. Dès qu’on le sort de la boîte, une chose frappe immédiatement : il n’a aucune odeur. Pas de relent de plastique, pas d’odeur chimique — rien. C’est le signe d’un silicone médical de qualité, sans additifs ni résidus de fabrication.

Autre élément révélateur : il est moulé d’un seul bloc — sans jointure, sans raccord, sans couture visible ou palpable sur toute la surface. Ce détail technique du silicone moulé d’un seul tenant a des conséquences très concrètes à l’usage.
Une jointure, c’est un endroit où deux pièces ont été assemblées après moulage. Même invisible à l’œil nu, elle crée une micro-irrégularité que les muqueuses — particulièrement sensibles — perçoivent à l’utilisation. Sur la durée, ça peut générer une légère irritation ou simplement un inconfort qui rompt le plaisir. Avec le Nina, la surface est parfaitement uniforme du début à la fin — douce, lisse, sans aucune zone de friction parasite.
Comment je l’ai utilisé
Avant toute chose, j’ai appliqué un peu de lubrifiant à base d’eau sur la tige et sur mon clitoris. Sur la tige, pour rendre l’insertion plus fluide et naturelle. Sur le clitoris, pour une raison que je trouve essentielle : des vibrations puissantes, et sans lubrifiant, peuvent créer une irritation à la longue. Avec le lubrifiant, tout devient plus fluide, les vibrations se transmettent mieux, et on peut stimuler plus longtemps sans que ça ne devienne inconfortable. C’est un petit geste qui change vraiment l’expérience.
J’ai donc commencé par utiliser la tige centrale comme stimulateur clitoridien externe, avant même d’insérer le jouet. L’idée était simple : titiller le clitoris avec la tête de la tige pour l’échauffer, faire monter l’excitation progressivement, et laisser le désir s’installer avant la pénétration. C’est une étape que je recommande vraiment — les rabbits sont souvent utilisés directement en pénétration, mais prendre le temps des préliminaires avec la tige change complètement la dynamique.

L’insertion s’est faite ensuite très naturellement. La forme du rabbit Nina est bien pensée : la tête est suffisamment large pour stimuler efficacement le point G, mais la partie sous la tête est plus fine, ce qui donne à la tige une grande flexibilité. Elle épouse les courbes du corps sans forcer, sans créer de pression inconfortable. Une fois insérée, j’ai orienté le jouet pour placer l’ergot sur le clitoris — là aussi sans difficulté, la flexibilité du silicone permettant d’ajuster facilement la position.
À l’usage : ce que j’ai aimé
Deux moteurs puissants et bien positionnés
Le Nina embarque deux moteurs distincts — un dans la tête de la tige pour le point G, un dans l’ergot clitoridien. Cette architecture a un avantage majeur : les vibrations sont ciblées et intenses à chaque point de stimulation, sans se disperser dans tout le corps du jouet. La puissance est au rendez-vous dès le premier mode — ce qui peut surprendre au premier usage, mais c’est exactement ce que j’attends d’un rabbit de cette gamme.
Waterproof et silencieux
Le Nina est 100% étanche — il peut s’utiliser sous la douche ou dans un bain sans aucune restriction. C’est un plus appréciable pour celles qui aiment associer détente aquatique et plaisir, ou simplement pour faciliter le nettoyage après usage.
Autre point remarquable : le niveau sonore. Le Nina est extrêmement silencieux pour un vibromasseur de cette puissance. La discrétion est souvent citée comme un critère important — ici, elle est clairement au rendez-vous.
Les points à nuancer selon les utilisatrices
Seulement 2 vitesses continues
C’est le principal bémol du Nina. Avec seulement 2 vitesses continues — et une première vitesse déjà assez puissante au niveau du clitoris — la marge de progression est limitée pour les utilisatrices qui aiment doser finement leur stimulation. Pour un clitoris sensible, la première vitesse peut même être trop intense d’emblée, sans option intermédiaire plus douce. Les 8 modes par intermittences offrent de la variété, mais ils ne remplacent pas des vitesses continues modulables pour celles qui ont l’habitude de jouer avec l’intensité.
Un seul bouton — pratique pour débuter, limitant pour les expérimentées

Un seul bouton pour tout gérer, c’est un vrai avantage pour moi — c’est plus simple, je ne tâtonne pas pour trouver les boutons et je reste concentrée sur les sensations plutôt que sur les commandes.
Mais l’avantage devient un inconvénient dès qu’on cherche à naviguer avec précision entre les modes. Impossible de revenir en arrière — il faut faire le tour complet des modes pour retrouver celui qu’on vient de quitter. Pour une utilisatrice expérimentée qui joue avec les intensités et les transitions, c’est une vraie limite.
Ni négatif, ni positif — selon votre anatomie
Le stimulateur clitoridien du Nina est un ergot unique — et non pas les deux petites oreilles de lapin qui ont donné son nom à ce type de jouet. Ce n’est pas un défaut en soi, c’est simplement une philosophie de stimulation différente.
Stimulation ciblée et concentrée sur un point précis du clitoris. Plus intense, plus directe.
✔ Idéal pour les clitoris qui aiment une stimulation précise et puissante
✖ Peut être trop intense pour les clitoris très sensibles
Stimulation plus enveloppante, qui embrasse le clitoris sur une plus grande surface.
✔ Plus doux · Stimulation diffuse · Adapté aux clitoris sensibles
✖ Moins ciblé · Parfois moins intense pour celles qui préfèrent la précision
Et en couple ?
Je ne l’ai pas testé en couple — et c’est un choix délibéré. Je trouve que les rabbits en général ne sont pas les jouets les plus adaptés pour une utilisation à deux. La raison est simple : bien positionner à la fois la tige vaginale et l’ergot clitoridien est une question de ressenti intime que seule la porteuse peut vraiment calibrer. Laisser le partenaire gérer ce positionnement, c’est prendre le risque que ni la tige ni l’ergot ne soient au bon endroit — ce qui annule l’intérêt du jouet.
Le rabbit, c’est un jouet qui se vit de l’intérieur. Pour le jeu en couple, je préférerai un vibromasseur externe que le partenaire peut utiliser pendant le rapport, ou un jouet connecté avec télécommande.
Ce que j’ai adoré, ce que j’ai moins aimé
✔ Silicone moulé d’un seul bloc — aucune jointure, aucune friction, aucune odeur
✔ Tige flexible qui s’adapte à l’anatomie sans forcer
✔ Deux moteurs puissants et bien positionnés
✔ Extrêmement silencieux pour sa puissance
✔ 100% waterproof — douche et bain sans restriction
✔ Prise en main intuitive — idéal pour découvrir les rabbits
✖ Seulement 2 vitesses continues (les 8 autres modes sont des modes par intermittences) — peu de progressivité
✖ Première vitesse déjà puissante — peut être trop intense pour les clitoris sensibles
✖ Un seul bouton sans retour arrière — navigation limitée pour les expérimentées
✖ Ergot unique pas adapté aux clitoris très sensibles
Mon verdict
Le Nina est un rabbit particulièrement recommandé pour deux profils : celles qui découvrent les rabbits et cherchent un jouet simple, puissant et sans prise de tête — et celles qui aiment une stimulation clitoridienne intense et ciblée. La prise en main est immédiate, la qualité du silicone est irréprochable, et la discrétion sonore est un vrai atout.
En revanche, si vous avez un clitoris sensible qui préfère une stimulation douce et enveloppante, ou si vous aimez jouer finement avec les vitesses et les modes, le Nina risque de vous frustrer par son manque de progressivité. Dans ce cas, orientez-vous vers un rabbit avec plus de vitesses continues et un double bouton +/-.
Le Nina est disponible sur Sexity — livraison discrète.
Entretien et hygiène
Un jouet en silicone médical mérite un entretien adapté — pas n’importe quel produit ne convient. Le réflexe naturel est d’utiliser du savon, mais c’est une erreur. Le savon — même doux — peut laisser des résidus dans les micro-pores du silicone, altérer progressivement sa surface et modifier sa texture au fil du temps. Il peut aussi déséquilibrer le pH des muqueuses s’il n’est pas totalement rincé.
La bonne option est un nettoyant spécifique sextoy — formulé à pH neutre, sans alcool, sans parfum, conçu précisément pour les matières utilisées dans les jouets intimes. Il nettoie efficacement sans agresser le silicone ni les muqueuses. Quelques sprays sur le jouet, on frotte doucement, on rince à l’eau tiède, et on sèche soigneusement avant de ranger.
Autre point important : le rangement. Le Nina doit être rangé seul dans sa pochette, à l’écart des autres jouets. Deux jouets en silicone stockés en contact direct peuvent réagir entre eux et se dégrader mutuellement à la surface — même sans lubrifiant. La pochette protège aussi le silicone de la poussière et de la lumière, qui peuvent l’altérer sur le long terme.
- ✔ Nettoyant sextoy avant et après chaque utilisation — pas de savon
- ✔ Rinçage à l’eau tiède, séchage soigneux avant rangement
- ✔ Rangement seul dans sa pochette, séparé des autres jouets
- ✔ Le Nina est waterproof — pas de risque à le passer sous l’eau pour le rincer
